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La S.A. Jérouville va fêter ses 35 ans à Libramont

Elle travaille à la fois sur les routes et sur les voies ferrées. Elle engage et vise la classe 8.
Interview : Philippe CARROZZA
Natacha Jérouville, vous qui dirigez la société avec Paul, votre père, comment résistez-vous à la crise ?
En ne mettant pas nos œufs dans le même panier. 2009 sera une très bonne année. Pour 2010, on verra ce que le Fédéral va investir dans le rail. On est en effet une des rares entreprises de la province à travailler pour le Chemin de fer (Infrabel) pour lequel on peut construire et aménager voies et quais. On fait aussi des routes, on pose des câbles, des conduites de gaz,… Nous sommes donc tributaires des investissements du Fédéral, de la Région wallonne et des communes. Notre chiffre d’affaires se comporte un peu comme un serpent : la courbe est haute quand le public améliore réseau ferré et les routes, il est bas quand l’Etat n’investit pas.
Où se situe ce serpent aujourd’hui ?
Il est plutôt en hausse. Nous venons de décrocher pour le Chemin de fer la réfection de quais à la gare de Charleroi, l’assainissement (remplacement du ballast) de 5 km de voie sur la ligne Athus-Meuse (3,2 millions d’euros) ; un autre du côté de Liège (2 millions) et bientôt la gare de Renaix (Namur) pour 10 millions d’€ sur 3 ou 4 ans. C’est pour toutes ces raisons qu’on veut engager une quinzaine d’ouvriers. Nous employons 159 personnes, dont de plus en plus d’employés. Notre chiffre d’affaires se monte à 21,5 millions d’euros. Pour être agréé en classe 8, c’est important car il faut atteindre 18,6 millions d’€ par an au moins 3 fois sur les 8 dernières années. C’est le cas. On remplit aussi les autres critères : au moins 83 ouvriers, 15 cadres, 1,8 million de fonds propres et une solvabilité supérieure à 14,3 %. Dans la province, il n’y a que 4 entreprises en classe 8 : T & P, Houyoux, Socogetra et Collignon. Mon père prend sa retraite à la fin de l’année 2010. La classe 8 serait un beau cadeau.
C’est difficile de trouver des ouvriers polyvalents comme les vôtres ?
Le fond de formation payer une partie des salaires des ouvriers en écolage. Ça fait du bien. C’est plus difficile de les conserver une fois formés, parce que chez nous on travaille le week-end, en soirée,… Nous offrons des primes, mais c’est contraignant.
Comment avez-vous été désignée pour négocier la récente convention sectorielle à Bruxelles ?
On me l’a demandé parce que je fais partie du conseil d’administration de la chambre patronale de la construction. Ça devait arranger les autres patrons, et le fait d’être une femme n’était pas un handicap.
VITE LU 35 bougies et 590 écoliers
Ce vendredi 22 mai, pour fêter ses 35 ans, la S.A. Jérouville verra défiler 590 écoliers de Libramont qui visiteront les ateliers et bien sûr, les machines qui seront prises d’assaut. Il y aura des stands et même un concours. Le soir, place à la séance académique.





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